PARIS MATCH – Tout feu, tout flamenco

“Dans le milieu du flamenco, il ne fait pas bon être une femme libérée : Rocio Molina en a fait lʼexpérience en septembre dernier. Après avoir triomphé dans la plus grande salle de Séville avec « Bosque Ardora », la danseuse et chorégraphe a eu droit à une attaque en règle dʼun spécialiste dans la presse locale. En gros, on lui reprochait dʼavoir tué le vrai flamenco, avec quelques sbires comme Andres Marin ou Israel Galvan. Et le plumitif de conclure : « Jetez sur ma tombe une couronne qui dira : “Il aimait le vrai flamenco, lui !”»

On ne badine pas avec la tradition dans ce temple quʼest la Biennale de flamenco en Andalousie ! Rocio Molina sʼen est remise depuis. Et remplit des salles dʼamateurs moins bornés. Et extatiques. Elle résume ses choix : « Nous sommes quelques-uns à passer la tête par la fenêtre pour voir ce qui se passe. » Façon de dire que le flamenco nʼest plus une danse folklorique mais un art ouvert sur le monde. Petite taille, sens de la musicalité, Rocio Molina est sans doute la plus grande soliste actuelle. Une bombe dʼénergie qui dompte dans « Bosque Ardora » une équipe de musiciens et de danseurs masculins. Arborant un masque de loup, une pelisse de fourrure ou des sortes de socques japonaises très hautes, elle tutoie les sommets. Décor de forêt avec des arbres renversés et suspendus, cuivres et batterie dans unesprit presque rock, la Molina assaisonne le flamenco à sa sauce… piquante.”

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